Les oublis sont souvent attribuables à des omissions de la part du contribuable, combiné au manque de curiosité des préparateurs d'impôts qui, surchargés, ne posent pas suffisamment de questions. Un changement de situation professionnelle, une séparation, une acquisition importante sont autant d'éléments qu'il est important de signaler puisqu'ils peuvent donner droit à de nouveaux crédits d'impôt.

Les oublis fréquents

Les oublis les plus fréquents concernent un changement de situation du contribuable. Le départ d'un enfant pour les études peut, par exemple, donner droit à des crédits d'impôt inaccessibles jusque là. Même chose le revenu familial a chuté en cours d'année. Le contribuable propriétaire peut souvent réclamer un crédit pour l'impôt foncier.

Au Québec, les coûts des traitements esthétiques ne sont pas déductibles, mais on peut réclamer au fédéral son Botox et son blanchiment de dents, «pourvu que les services soient rendus par un médecin».

Les employés qui ont reçu des prestations d'assurance invalidité ou d'assurance salaire peuvent réclamer les primes qu'ils ont versées pour cette assurance collective depuis qu'ils sont au service de cet employeur.

Les versements de frais d'intérêts sur des prêts étudiants gouvernementaux (fédéral et provincial) sont déductibles d'impôt, mais les intérêts sur prêts personnels ne le sont pas.

Un couple peut économiser des centaines de dollars en fractionnant la rente que l'un d'eux reçoit du régime de retraite de son ancien employeur. Jusqu'à 50 % de la rente peut être attribuée au conjoint fiscal, peu importe son âge. Les rentes tirées d'un REER ou d'un FERR peuvent être fractionnées à partir de 65 ans.