Santé et vitalité

Coronavirus : Les éclaircissements du professeur Raoult face au covid-19

Didier Raoult Coronavirus

Face à la crise auquel fait face le monde engendrée par le coronavirus covid-19, nous nous retrouvons plongé dans une désillusion qu’on ne saurait décrire. Les récents jours ont été marqués par l’annonce d’un probable traitement au moyen de la chloroquine pour faire reculer cette pandémie. Le nom du professeur Didier Raoult est sur toutes les lèvres puisqu’il a été l’un des grands noms du domaine médicale ayant confirmé cette théorie. Cependant, étant autrefois annoncé avec son équipe pour faire partie du conseil scientifique élaboré par le chef de l’Etat français pour étendre les essais sur la chloroquine, il se pourrait que cela ne soit plus le cas aujourd’hui. Où en est-on avec les essais sur la chloroquine et quelles sont les avancées des recherches du Pr Raoult ? C’est justement ce que cet article aborde.

La vidéo du jour à regarder :

Didier Raoult n’est plus engagé dans le conseil scientifique

Le patron de l’IHU Méditerranée Infection a déclaré ne plus être au sein du conseil scientifique mis en place par Emmanuel Macron pour riposter au Covid-19. En effet, il l’a lui-même confirmé à travers une vidéo mise en ligne ce mardi 24 Mars 2020 sur la chaîne YouTube de l’IHU. Selon ses propos, le conseil scientifique ne ressemble pas à ce qu’il pense être un devoir de conseil stratégique. Aussi, l’infectiologue affirme maintenir le contact avec le ministre de la santé et le Président de la République. Il n’hésitera pas à leur donner ses avis et eux à leur tour, n’auront qu’à se charger des décisions concernant le cadre politique.

Une stratégie de confinement critiquée par le professeur

Didier Raoult

Didier Raoult n’était plus présent sur la liste des experts du dernier avis du conseil scientifique du 16 Mars dernier. A cette même date, le professeur a réalisé une vidéoconférence où il a émis de fortes critiques envers la stratégie employée par le gouvernement pour confiner la population. A partir de cette date, il n’a pas cessé de recommander à la population d’aller réaliser un dépistage.

Son message n’est pas passé inaperçu puisque avec ses précédentes recherches assez satisfaisantes sur l’hydroxychloroquine, son public et surtout les marseillais ne se sont pas fait prier pour se ruer vers le bâtiment de l’IHU afin de prendre connaissance de leur état de santé face au covid-19.

Ce mardi 24 Mars notamment, plusieurs centaines de personnes se sont mises en rang en face de la Timone dans l’espoir de se faire diagnostiquer, banalisant ainsi les règles de confinement imposées par le gouvernement.

Raoult pas du tout d’accord avec la probable toxicité de la chloroquine énoncée

Dans la nouvelle vidéo mise en ligne, Didier Raoult n’a pas cessé de porter défense à l’utilisation de la chloroquine pour traiter les personnes atteintes du coronavirus. En premier, il réfute l’idée du caractère toxique de ce produit en estimant même que le monde devient fou.

En plus, il n’a pas manqué de rappeler que la FDA, une agence des médicaments d’origine américaine, a donnée son agrément pour utiliser l’hydroxychloroquine. Ce dernier dérive pourtant de la chloroquine et sera associé à un antibiotique du nom d’azithromycine, afin de traiter les New-Yorkais atteints du virus. Le professeur nous rappelle que chaque année, 1 sur 8 américains prend cet antibiotique précédemment cité, alors que plus d’un milliard de personnes dans le même temps ont pris de la chloroquine dans le monde. Aussi, la FDA est réputée pour être un gendarme très dur dans le domaine de la médecine.

Par ailleurs, il admet néanmoins qu’il est probable que des troubles d’ordre cardiaque puissent survenir après un traitement réalisé sur des personnes qui présenteraient de nombreuses pathologies. Le problème ne se pose pas selon le professeur, puisque ces cas sont vite repérés à l’électrocardiogramme et peuvent facilement être bien traités au moyen du magnésium en intraveineuse. Pour lui, il s’agit juste de fantômes en mouvement.

Une maladie ayant un taux de mortalité pas si impressionnant

Malgré le nombre de décès dans le monde, Didier Raoult trouve quand même la mortalité engendrée par le covid-19 très minime. En s’appuyant sur les chiffres de l’IHU ayant pu diagnostiquer près de 13 000 cas dont 5 décès seulement enregistrés, il met l’accent sur une propagation rapide de la maladie, mais compare le taux de mortalité qui en découle à ceux causés par d’autres infections de type respiratoire. En plus, il insiste sur le fait de réaliser un traitement des malades assez tôt puisqu’il remarque que les patients qui sont dirigés en réanimation et atteints de troubles respiratoires n’ont pratiquement plus le virus au sein de leur organisme. Selon ses propos, dans ces genres de cas, les traitements antiviraux ne sont plus nécessaires puisqu’il est déjà trop tard. Les interventions doivent se faire sur des formes modérées d’après le professeur.

Encore un peu de patience concernant l’efficacité de l’hydroxychloroquine

Dans le cas de l’étude liée à l’efficacité du traitement à base de l’hydroxychloroquine, Didier Raoult invite les gens à patienter encore un moment car pour lui, c’est encore trop tôt pour fournir de nouveaux résultats concernant la suite des personnes qui bénéficient de ce traitement. Selon ses dires, il n’y a aucune inquiétude à avoir puisque tout semble aller bien. Il promet également, donner des nouvelles dans les prochains jours.

L’hydroxychloroquine et l’azithromycine c’est quoi concrètement ?

L’hydroxychloroquine est une molécule qui non seulement dérive de la chloroquine, mais possède une structure pratiquement similaire avec cette dernière. Leurs propriétés relèvent de nombreuses similitudes sauf que l’hydroxychloroquine ne dispose d’aucune indication qui entre dans le cadre des traitements liés au paludisme en région française. En effet, elle est vendue en France en portant le nom de la Plaquenil qui est utilisée pour traiter certaines pathologies auto-immunes.

Quant à l’azithromycine, il fait partie de la sous-classe d’antibiotiques appartenant à la famille des macrolides. Il est souvent employé pour le traitement de quelques infections bactériennes comme les angines et les bronchites. Mais aussi, on peut en faire usage dans le cas des infections stomatologiques ou urétrites et parfois en cas des cervicites.

Pour finir, sachez que rien n’est encore officiel quant à la totale efficacité de la chloroquine ou de ses dérivées. Comme l’annonce le professeur Raoult, même si les résultats sont porteurs d’espoir, il faudra encore patienter pour connaitre l’avancer des recherches.