Santé et vitalité

La Chloroquine face au Coronavirus est-ce efficace ?

cloroquine contre le coronavirus

Le monde fait face aujourd’hui à une pandémie orchestrée par le Coronavirus Covid-19. Peur, trouble, désillusion, nous passons par tous les états face à cette maladie qui continue de repousser les limites des experts en médecine. Cependant, une lueur d’espoir commence à alimenter les rumeurs. Il s’agit d’un traitement à base de chloroquine qui pourrait battre ce virus. A la suite de recherches approfondies, il s’agit bien d’un médicament en cours d’élaboration dont le professeur Didier Raoult après quelques essais, annonce des résultats très satisfaisants mais qui continuent à être étudiés. Que retenir des essais de traitements basés sur la chloroquine face au covid-19 ? C’est justement ce que nous allons découvrir dans la suite de cet article.

La chloroquine, un médicament antipaludéen datant de plusieurs décennies

Autrefois connue sous le nom de Nivaquine, la chloroquine est un médicament utilisé depuis de longues périodes contre le palu. D’ailleurs, les personnes qui voyagent beaucoup la connaissent assez bien. En effet, il s’agit de petits comprimés souvent utilisés quand on souhaite se déplacer vers des zones infestées par le paludisme. Aujourd’hui, il se pourrait que ces comprimés deviennent un remède dans la lutte engagée face au Covid-19.

Le Professeur Didier Raoult confirme cette théorie

Directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU), le Pr Didier Raoult n’a pas tardé à affirmer que ce médicament portant le nom générique de chloroquine, a des effets très spectaculaires. Selon lui, une trentaine de patients ayant été atteints par le coronavirus se sont administrés du Plaquenil qui a amélioré leur état. Il s’agit d’un des noms de la chloroquine utilisés dans le commerce.
En effet, après avoir pris ce médicament, on a constaté que 25% seulement de ces personnes atteintes portaient encore le virus alors que près de 90% de celles ne s’étant pas soumises à ce traitement sont restées positives. Cette annonce a même poussée le laboratoire français Sanofi à proposer aux autorités françaises, des millions de doses de Plaquenil afin de prendre en charge plus de 300 000 malades.

La vidéo à regarder :

Des essais cliniques qui doivent être étendus par le gouvernement

Après ces explications données par le professeur, les journalistes ont pris d’assaut l’IHU depuis le mardi 17 Mars. L’institut a donc été obligé de rediriger tous ceux qui souhaitent avoir plus de détails, vers une vidéo disponible sur Youtube. Dans cette dernière, Didier Raoult donne des explications plus approfondies de l’étude qu’il réalise. On retient en tout que les essais cliniques de la chloroquine doivent être étendus.
Le ministère a exprimé son désir d’allonger ces essais, qui pourront ainsi être multipliés sur un plus grand effectif de personnes atteintes. C’est ce qu’on a pu déduire des propos de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, à la suite du Conseil des ministres. En plus, on apprend également qu’une équipe indépendante du professeur Raoult fera partie des réalisateurs de ces nouveaux essais.

Continuer à faire preuve de prudence

Aussi, Sibeth Ndiaye, pour prouver que le gouvernement continu à rester prudent néanmoins, a tenu à mettre l’accent sur le fait que scientifiquement parlant, aucune preuve concrète n’approuve l’efficacité de ce traitement. C’est également le cas de nombreux autres experts du domaine médical, qui affirment toutefois leur doute. Selon ces derniers, tant qu’il n’y a pas encore des études assez avancées sur l’emploi de ce médicament dans le contexte actuel, ajouté aux conséquences indésirables que le produit utilisé peut engendrer en cas d’un surdosage, il faudrait se réserver de certaines conclusions.
Par ailleurs, notons qu’en février dernier, l’efficacité de la chloroquine avait déjà été évoquée selon une étude chinoise à la suite d’un essai sur une centaine de patients. Cependant, l’espoir suscité à ce moment avait été vite mis de côté avant que l’équipe marseillaise n’annonce ses résultats, remettant à nouveau cette information sur le tapis. C’est ce qu’on peut retenir des explications du professeur François Bricaire, ancien chef du service d’infectiologie d’un hôpital à Paris.

Le respect des règles scientifiques est primordial

Toujours dans le but de ne pas créer une illusion dans le cœur de la population, un professeur infectiologue à l’hôpital Henri-Mondor situé à Créteil du nom de Jean-Daniel Lelièvre, affirme qu’il ne s’agit que de déclarations pour l’heure, et profite pour exhorter de ne nullement prendre la chloroquine ou ses équivalents pour des médicaments miracles. Selon ses propos, il faudra respecter les règles scientifiques car de nombreux autres essais continuent d’être réalisés. Ce professeur trouve même désastreux que certains scientifiques ou chercheurs puissent faire des déclarations si grandes sur les effets que peuvent provoquer un médicament, alors que les résultats n’ont pas encore été réellement observés et surtout, n’ont pas encore été agréés par leurs pairs.

Que peut-on dire des infections respiratoires du type coronavirus ?

Ayant fait son apparition en fin d’année 2019, le covid-19 est une maladie engendrée par le SARS-CoV-2. Il s’agit en effet d’un virus faisant partie d’une immense famille, celle des coronavirus. Virus très fréquents, ils ont la possibilité de causer un rhume aussi simple qu’il soit, mais également peuvent être source d’une infection respiratoire grave à la ressemblance d’une pneumonie. Ces dernières manifestations sont à la base de nombreuses épidémies mortelles à l’instar du SRAS ou du MERS, auxquelles s’ajoute aujourd’hui le Covid-19.

Un coronavirus c’est quoi concrètement ?

Le nom coronavirus tire son origine de la forme de couronne dont disposent les protéines qui entourent ces virus. Ces derniers font partie d’une immense famille de virus avec certains qui ont la capacité d’infecter divers animaux, alors que d’autres sont très dangereux pour l’homme. Ce sont des virus qui sont soupçonnés d’être la source d’une vaste étendue de maladies. Chez l’homme par exemple, ces maladies peuvent partir d’un simple rhume jusqu’à une infection très sévère des poumons, engendrant de grandes difficultés respiratoires aigües.

La transmission des coronavirus émergents

En général, les coronavirus proviennent des animaux. Au départ, une espèce jouant le rôle du réservoir héberge le virus sans cependant tomber malade. Cet hôte transmettra le virus à une autre espèce qui finira par infecter l’homme. La chauve-souris représentait l’hôte dans le cas des SRAS-CoV et celui des MERS-CoV. C’est par exemple l’explication que nous fournit l’Inserm. Selon ce dernier, ces virus ne manifestent aucun symptôme chez cet animal, et ils ont nécessairement besoin d’un hôte intermédiaire pour être transmissibles à l’homme. C’est ainsi que le SRAS-CoV prendra par la civette palmiste masquée très admirée sur le commerce au sud de la chine, et passera par le dromadaire pour transmettre le MERS-CoV à l’homme.
Par rapport au SARS-CoV-2, il semblerait que son réservoir pourrait aussi être une chauve-souris. Au début du mois de février en effet, le pangolin a été désigné comme étant l’élément manquant de la chaîne par une équipe de chercheurs chinois provenant de l’université de l’agriculture au sud de la chine. Le pangolin, ce petit mammifère portant des écailles pourtant en voie d’extinction se voit donc désigné comme étant l’animal qui aurait transmis à l’homme le virus secouant actuellement toute l’humanité. Cependant, on fait toujours preuve de prudence puisqu’une confirmation définitive n’a toujours pas encore été émise. Selon certaines sources, le virus se serait transmis à l’homme au moyen des sécrétions animales, dans des conditions demeurant pour l’heure, inconnues.

Une transmission entre humains

Qu’il s’agisse du SARS-CoV, ou SARS-CoV-2 ou même du MERS-CoV, tous peuvent se transmettre de l’animal à l’homme, mais également entre hommes. Concernant le Covid-19 autrefois appelé 2019-nCoV engendré par le SARS-CoV-2, on note une transmission par le biais des gouttelettes de salives propulsées par une personne atteinte qui tousse ou qui éternue. De ce fait, on comprend donc que ce virus nécessite des contacts non seulement étroits, mais également sur une longue durée pour se transmettre. Aussi, un contact de moins d’un mètre avec une personne malade dans le cas où aucune protection efficace n’est utilisée, facilite la transmission du virus.

Transmission par l’environnement

Un des critères de transmission les plus redoutables consiste à entrer en contact avec des surfaces infectées, puis à les ramener à la bouche, au niveau du nez, et même sur les yeux. Selon les températures et du taux d’humidité, le virus pourra survivre durant plusieurs heures et des fois, peut même être actif pendant des jours sur différentes surfaces si ces dernières ne sont pas sujettes de désinfection. Cependant, des recherches sont toujours en cours pour fournir encore plus d’informations sur ces détails.

Quelques mesures pour éviter les contaminations

Pour limiter les contaminations, il serait mieux de proscrire tous contacts des mains sales avec les yeux ou la bouche, pour ne pas faciliter l’entrée du virus dans votre organisme. Ainsi, certaines mesures surnommées « barrières » sont devenues indispensables afin de restreindre la propagation du virus et son impact. Parmi elles, on énonce le lavage fréquent des mains au moyen du savon, ou l’usage de gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains. Aussi, tousser dans son coude ou faire usage de mouchoirs à emploi unique, seraient des mesures pour protéger son entourage. L’interdiction formelle de se serrer les mains ou de se saluer par des bises est également établie, toujours pour limiter les contaminations massives.

Les symptômes qui accompagnent le Covid-19

Les symptômes les plus observés se traduisent par une fièvre accompagnée d’une toux sèche. On peut également noter des courbatures chez certaines personnes, tandis qu’ils se manifestent par des maux de tête ou des essoufflements chez d’autres. En effet, ces symptômes ne sont que des signes d’une infection respiratoire aigüe ou sont liés des défaillances pulmonaires pouvant être détectées par une radiologie.
Quand il s’agit de cas grave, l’infection peut engendrer non seulement une grande difficulté respiratoire, mais également une insuffisance rénale. On peut même finir par remarquer une défaillance des viscères causant donc la mort. Tout ceci fait état des symptômes qu’à indiquer le ministère de la santé.
Rappelons aussi que dans près de 80% des cas, la maladie reste sans graves conséquences. Seulement dans 15% des cas, elle se présente sous forme grave et peut s’avérer critique dans 5% des cas. Par rapport au taux global de mortalité, les chercheurs soulignent qu’il tourne autour de 2 à 4%, tout en sachant qu’il existe des disparités en fonction des pays. En gros, c’est un taux au-dessus de celui de la grippe qui peut tuer 1/1000 personnes, soit 0,1%.
Par ailleurs, des patients peuvent présenter une forme avec absence totale de symptômes du virus. Ces personnes le portent, mais leurs organismes ne manifestent aucun signe apparent. Cependant, elles sont toutefois contagieuses et peuvent donc propager le virus. On voit donc toute la complexité que peut susciter les moyens de préventions.
Puisque les symptômes du Covid-19 possèdent des similitudes à ceux d’une grippe, une confusion peut facilement se créer. C’est la raison pour laquelle, la seule façon de prouver avec certitude un diagnostic d’une infection à cette maladie, est la réalisation d’un test biologique par le biais d’un prélèvement naso-pharyngé. A l’étape du stade 3 de l’épidémie à laquelle la France fait face actuellement, ce type de test ne se fait plus de façon systématique. Il pourra être disponible dans des établissements de santé connus comme des références.

Existence des personnes susceptibles de développer la maladie sous forme sévère

Selon les informations actuellement disponibles, le virus peut entrainer des signes similaires à ceux d’une grippe modérée tout comme des symptômes plus graves. Comme c’est le cas pour de nombreuses maladies infectieuses, les individus ayant des maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète, les maladies hépatiques ou autres, sont beaucoup plus sensibles à ce virus et donc, sont plus susceptibles de développer des formes sévères. Les personnes âgées également et immunodéprimées ne sont également pas épargnées.
Aussi, selon une étude parue dans le mois de février, il se pourrait que les hommes soient plus ciblés par ce virus. Notons également que les enfants d’une quinzaine d’années ne font pas partie des sujets qui pourraient développer une forme sévère de coronavirus. On se rappelle encore de la déclaration du professeur Matthieu Revest, un infectiologue à l’université de Rennes 1, qui soulignait que dans une étude chinoise réalisée sur les 72 000 cas initiaux, aucun cas de décès d’un enfant entre 1 et 15ans n’a été enregistré. Certes, même s’ils peuvent présenter des formes pas assez graves ou même sans manifestations de symptômes, ils demeurent toutefois contagieux.