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Maladie de Kawasaki et son lien avec le coronavirus toutes les infos

Maladie Kawasaki

En France, un recensement de 125 enfants laissant paraître des symptômes ayant de fortes similitudes avec la maladie de Kawasaki est en cours. Sur deux enfants, un avait déjà présenté une infection récente au coronavirus covid-19. A cela s’ajoute le décès à Marseille d’un garçon âgé de 9 ans. Vous désirez en savoir plus sur les signes d’alerte ? Sur le moment propice pour se rendre dans un centre hospitalier ? Qu’en est-il des cas observés en France et quels sont les probables traitements auxquels on devrait faire recours ? Tout est à découvrir dans la suite de cet article.

Des syndromes respiratoires qui inquiètent dans de nombreux pays

Coronavirus

Durant le mois d’Avril, l’Italie, le Royaume-Uni, la Belgique et aussi la France, ont vu plusieurs de leurs médecins faire sonner l’alarme en alertant les autorités sur des ensembles de symptômes inflammatoires s’apparentant à la maladie de Kawasaki. Il s’agit en effet de symptômes observés chez de jeunes enfants dont la grande partie aurait contracté récemment une infection au Covid-19. En France, c’est un total s’élevant à 125 cas qui a été signalé selon les informations de Santé Publique France lors de son point épidémiologique le 14 mai 2020. Avec le déconfinement qui suit son cours, devrait-on s’inquiéter à nouveau ? Dans quel état de santé se trouvaient ces enfants et que peut-on comprendre de cette maladie ?

Les cas atteints en France par ce syndrome encore inconnu

En France, l’alerte est venue durant le mois d’Avril et provenait de l’hôpital Necker. Ce dernier a signalé dans son rapport, une hospitalisation de 25 enfants mis en réanimation et qui présentaient un syndrome inflammatoire. Selon les propos du coordonnateur du réseau M3C Necker à Paris, le Dr Damien Bonnet, plusieurs organes seraient impliqués dans ce syndrome respiratoire. Parmi ces derniers, ont pourra énumérer le cœur, les poumons, mais également l’appareil digestif.
Il n’oubliera pas de souligner une forte ressemblance entre l’état clinique de la plupart des patients avec la maladie de Kawasaki. En effet, certains parmi les enfants avaient précédemment contracté une infection au covid-19. Dans l’objectif de réaliser un meilleur recensement des tableaux cliniques atypiques liés à ce syndrome, les compétences des pédiatres hospitaliers ont été demandées afin qu’ils puissent notifier à partir du 30 Avril à Santé Publique France, tout nouveau cas qui pourrait avoir des relations avec le Coronavirus Covid-19.
Une rétrospective depuis le 1er Mars 2020 est également exigée. Selon les informations sorties par Santé Publique France, 125 signalements ont été réalisés à la date du 12 Mai 2020 dont certains ont été confirmés et d’autres sont encore susceptibles d’être reliés au Covid-19. Ce chiffre implique également les rapports de rétrospection depuis le 1er Mars 2020.

Quelques détails sur les cas relevés

Le nombre de cas rapportés a été identifié en grande partie en région Ile-de-France, soit 58% ;
Sur les cas enregistrés, 67 représentent des enfants de sexe féminin, soit 54% ;
Les enfants recensés avaient des âges compris entre 1 et 14 ans ;
Le décès enregistré d’un jeune garçon âgé de 9 ans. Celui-ci présentait un trouble neuro-développemental. Le test de sérologie face au Covid-19 sur le sujet a donné un résultat positif ;
72 patients présentaient des syndromes d’inflammation systémique avec une atteinte inflammatoire du myocarde ;
La présence de syndrome d’inflammation systémique avec absence d’une inflammation du myocarde a été relevée chez 47 patients dont 6 n’ont pas encore été classés ;
65 des enfants ont dû séjourner en réanimation par nécessité et 25 ont pris par une unité de soins critiques. Le service de pédiatrie s’est vu accueillir le reste des autres enfants.

Un rapport avec le coronavirus Covid-19

Durant une audition au Sénat le 30 Avril dernier, le Professeur Arnaud Fontanet avait soupçonné qu’il s’agirait d’une réaction inflammatoire de l’organisme face à un agent infectieux dont l’identité reste encore inconnue pour l’heure. A partir des données fournies par Santé Publique France, 65 des 125 cas ayant été signalés en France étaient positifs au Covid-19 après réalisation du test PCR. La probabilité du rapport avec le coronavirus était effective chez 15 patients en plus, d’après l’agence.
Selon donc les résultats, il existerait une forte relation entre cette nouvelle pathologie et l’infection engendrée par le Covid-19. Depuis, l’agence a également précisée que les maladies inflammatoires multi-systémiques sont survenues après un délai moyen de 4 semaines à la suite d’une infection au SARS-CoV-2 encore appelé Covid-19.

En Avril dernier, le Professeur Jean-François Delfraissy, qui préside le comité scientifique Covid-19 a rappelé que le caractère pédiatrique Kawasaki montre clairement toute la complexité autour du Covid-19. Il a également invité à la modestie sur le plan scientifique. Selon lui, l’on devrait faire preuve de patience car il y a encore beaucoup à apprendre.

La première sonnette d’alarme provient du Royaume-Uni. En effet, c’est dans une agence de Santé du pays (le National Health Service) qu’un rapport a été établi sur une douzaine d’enfants qui furent hospitalisés dans un état très inquiétant. Ils présentaient de la fièvre ainsi qu’une inflammation des artères, symptôme identique observé pour une maladie de Kawasaki. La plupart étaient en plus positifs au Covid-19.
Matt Hancock, Ministre anglais de la Santé a eu à affirmer sur la radio LBC qu’il s’agirait d’une nouvelle maladie qui pourrait être engendrée par le coronavirus. Aussi, on ne s’aurait être certain à 100% de cette hypothèse puisqu’il ajoute que des personnes ont eu à contracter cette maladie sans avoir été testées positives au coronavirus.

Actuellement, de nombreuses recherches sont en cours et plusieurs préoccupations sont soulevées. Le ministre a également confirmé une hausse du nombre d’enfants de tous âges chez qui une inflammation multi-systémique obligeant à faire recours aux soins intensifs a été notée principalement à Londres ainsi que dans des régions du Royaume-Uni.

Que comprendre de la maladie de Kawasaki et par quels signes peut-elle être identifiée ?

Il s’agit d’une maladie dont la description a été faite par Tomisaku Kawasaki durant l’année 1967. Encore connue sous le nom du « Syndrome lympho-cutanéo-muqueux », cette maladie se manifeste par une inflammation des vaisseaux sanguins. En cas de non traitement, elle peut s’aggraver au point d’engendrer des anévrismes coronaires pouvant conduire à un décès.

Certes, il s’agit d’une maladie dont la présence a été identifiée sur plusieurs endroits du globe. Mais il ne faudra pas oublier de préciser qu’elle marque une forte présence au sein des populations d’Asie et de façon particulière au Japon. Les nourrissons ainsi que les enfants n’ayant pas encore atteints l’âge de puberté font partie des plus ciblés par cette maladie. Celle-ci n’est pas souvent présente chez les adultes ainsi que chez les adolescents.
Un enfant touché par la maladie de Kawasaki se présente très souvent dans un état général inquiétant. De nombreux signes peuvent évoquer cette maladie en question. Au nombre de ces derniers on distingue :
Une fièvre sur une période étendue sans explication. Elle s’accompagne d’une température corporelle pouvant atteindre 38°C et cela peut perdurer sur un minimum de 5 jours.

– Cette fièvre ne répond favorablement à aucun antipyrétique, et les antibiotiques également ne montrent aucune efficacité face à elle.
– On peut également observer l’apparition d’une éruption cutanée.
– L’apparition d’une conjonctive en complément de la fièvre se fait aussi remarquer.
– Les organes oropharyngés se retrouvent également atteints. On peut remarquer des rougeurs au niveau des lèvres. Ces dernières peuvent se retrouver asséchées au point de présenter des fissures ou même saigner ;
– Le gonflement des ganglions.

Les pieds et les mains sont touchés avec un œdème dans les plantes ainsi que des rougeurs observées au niveau des paumes. L’épiderme peut perdre sa couche superficielle surtout au niveau des régions génitales, de l’intérieur des mains ainsi que des pieds.

Les risques associés à cette maladie

Le stade déplorable de la maladie s’illustre par des risques cardiaques qui peuvent résulter d’une absence de prise en charge. Selon la Revue du Praticien, des complications d’ordre cardiaque s’observent en général chez 30% des patients n’ayant pas bénéficiés de traitements.

La méthode employée pour la réalisation du diagnostic

Vu le grand nombre de maladies infantiles présentant des symptômes similaires, le diagnostic de la maladie de Kawasaki est un peu complexe quand il est posé au début. Sa confirmation se fera en associant plusieurs signes précipités avec la prise en compte de six signes parmi ceux évoqués précédemment. Avec la réalisation d’une prise de sang, on pourra relever l’existence d’une inflammation.
Dans le cas où la maladie de Kawasaki est confirmée, on fera recours à une échographie cardiaque afin de rechercher un probable anévrisme coronarien. Ce dernier n’est rien d’autre qu’une malformation subie par une artère du cœur. C’est donc ce qui résume tout le côté amer que cette maladie infantile présente. D’autres complications peuvent également s’y ajouter à l’instar des thromboses ainsi que la présence de caillots présents au niveau d’un vaisseau sanguin.

Vers quels traitements se tourner ?

L’hospitalisation est indispensable en cas d’une maladie de Kawasaki. Le traitement de la pathologie se fait en associant plusieurs médicaments. Dans le cadre de la prévention des thromboses, on fera usage de l’aspirine qui sera combinée avec un traitement par voie veineuse d’immunoglobulines. Aussi, dans l’optique d’être préparé à la manifestation d’un probable anévrisme, une échographie cardiaque se fera fréquemment.

La suspicion d’une réaction faisant suite au coronavirus

Il faut noter que ce grand nombre de patients en pédiatrie a connu un retard à côté de l’épidémie du Covid-19. A partir des hypothèses initiales, la maladie multi-systémique ne serait qu’un dommage collatéral qui survient quelques temps après. Selon les propos du Professeur Pierre-Louis Léger sur BFMTV début Mai, même si on ne pourrait affirmer un rapport de cause à effet entre l’infection par le coronavirus Covid-19 et les tableaux cliniques, il y a une hypothèse selon laquelle cette nouvelle maladie serait secondaire au Covid-19. Elle aurait pu être un désagrément d’une infection n’ayant pas pu être détectée. En gros, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’une manifestation inflammatoire à retardement.
La thèse sur une probable maladie post-infectieuse caractérisée par une réaction qualifiée de secondaire à l’infection a également été émise par le Pr Damien Bonnet de l’hôpital Necker. Selon ses propos, la contamination au coronavirus pourrait être la cause de cet emballement du système immunitaire soulevé chez les enfants. En effet, il explique que les jeunes patients auraient probablement développés des anticorps efficaces pour se débarrasser du coronavirus dans un premier temps, et par la suite, des cellules ont commencées à réaliser un retour en arrière de façon excessive. Pour finir, il a également souligné que les infections seraient en lien avec un processus de production de toxines censée favoriser une réponse à une infection bactérienne.
Le vendredi 15 Mai, c’était le professeur Alexandre Belot qui a énoncé deux hypothèses. En premier, il se pourrait que la maladie se développe grâce à un excès de réponses immunitaires chez des enfants et cela serait en lien avec des facteurs génétiques. En second lieu, il pourrait s’agir de divers changements du virus lui-même qui causeraient une réponse de ce genre chez les jeunes patients.
Le ministre de la Santé Olivier Véran à quant à lui réalisé une reprise presque similaire des mêmes hypothèses en fin Avril. D’après ses propos, aucune explication médicale n’est encore pour l’heure établie à ce stade. Des questions sur une réaction inflammatoire qui vient activer une maladie déjà présente auparavant chez les enfants atteints par ce virus ou une autre maladie infectieuse restent posées.
Il a même sollicité la communauté soignante ainsi que celle scientifique en France et à l’international, pour que le plus grand nombre de données soit récolté. Cela pourra ainsi permettre de déterminer un lien probable existant entre le Covid-19 et cette forme de maladie qui reste encore absente sur de nombreux territoires.

Une piste également suivie à l’étranger

A l’étranger, on porte également l’attention sur la piste d’une probable réaction à la suite du coronavirus. C’est ce qu’a indiqué le pédiatre américain Sunil Sood au micro de l’Agence France-Presse. Il attire l’attention sur le fait que les sujets avaient été en contact du virus et que leur corps a réussi à le combattre. Cependant, une réponse immunitaire différée et excessive s’est déclarée par la suite. Néanmoins, comme pour rendre encore plus flou la compréhension autour de ces nouvelles infections, l’AFP a précisé qu’en Asie et surtout en Chine où le virus a été découvert pour la première fois, il n’y a encore eu aucun cas similaire déclaré. C’est surtout à ce stade que l’hypothèse sur les facteurs génétiques ainsi qu’une probable mutation du virus pourra être soulignée.
The Lancet, une revue médicale d’une grande renommée à quant à elle mis en ligne un article à la date du 13 Mai 2020. Ce dernier faisait comprendre l’existence claire d’un lien entre le Covid-19 et les maladies inflammatoires multi-systémiques touchant les enfants. Il s’agit des résultats d’une étude réalisé en Italie plus précisément à Bergame (un des épicentres du Covid-19 dans le pays). En effet, l’hôpital de la ville lombarde par trimestre, ne faisait face en moyenne qu’à un cas de syndrome de Kawasaki. Entre le 18 février et le 20 avril 2020, près d’une dizaine de cas a été enregistrée représentant environ 30 fois le chiffre habituel. The Lancet cite des chercheurs précisant en plus que sur dix des enfants ayant été hospitalisés, huit étaient positifs au Covid-19.

La crainte d’un accroissement des maladies multi-systémiques durant le déconfinement

La question qui revient sur plusieurs lèvres soulève l’inquiétude face à la crainte d’une recrudescence de cas de ces mystérieuses infections, si elles sont véritablement causées par une réaction à la suite d’une infection au Covid-19. Il s’agit d’un scénario sur lequel plusieurs chercheurs ont attiré l’attention. Santé Publique France avait notifié que les maladies inflammatoires systémiques étaient apparues sous un délai de 4 semaines à la suite de l’infection au Covid-19. Ce délai a été plus ou moins confirmé par les autorités de santé américaines qui elles parlent de symptômes inflammatoires intervenus entre 4 et 6 semaines après que le jeune patient ait été infecté par le virus et dont l’organisme avait développé des anticorps.
Au Royaume-Uni, c’est au tour du Dr Liz Whittaker de confirmer l’apparition du syndrome sous un délai moyen de trois semaines à la suite d’une infection au coronavirus malgré que les enfants atteints eussent été tous des porteurs sains. Elle souligne aussi qu’il est possible qu’une augmentation des cas s’observe durant et à la suite du déconfinement. A en croire également les propos émis par le président du Royal College of Paediatrics and Child Health, le Pr Russell Viner, si l’existence d’un phénomène post-infectieux se note, c’est qu’on pourrait faire face à d’autres. Le plus important serait donc de pouvoir les éviter et que les parents d’enfants soient attentifs afin de pouvoir identifier très tôt le syndrome. Cela pourra faciliter une accélération des traitements.
En France, le décès du premier enfant atteint par l’infection multiple a alerté tout le monde. En effet, avant cet événement, on ne craignait point une probable hausse des cas avec le déconfinement et surtout à la suite de la reprise de l’école. Il y a de fortes raisons de penser qu’une alerte soit maintenue sur de nombreux jours. Le Parisien a recueilli des propos de Alexandre Belot de l’hôpital Femme-mère-enfant de Lyon. Celui-ci a rappelé que l’ensemble des sociétés savantes de pédiatrie a donné un accord favorable à la reprise scolaire. Aussi, selon lui, les consignes qui favorisent un retour à l’école demeurent inchangées même malgré l’apparition de cette nouvelle infection.
Il s’agirait en effet d’une situation assez rare puisque seulement quelques dizaines de cas de Kawasaki ont été relevé alors qu’à côté, les sujets ayant été exposés au coronavirus franchissent les millions. Le pédiatre rappelle également que les enfants jouissent d’une protection significative face au Covid-19. Des centaines de milliers d’enfants ne présentent aucune manifestation de la maladie et la grande partie d’entre eux sont des porteurs sains assure-t-il. En plus, tout en estimant que très peu d’entre eux sont vecteurs du Covid-19, il n’a pas manqué de rappeler qu’il y a probablement un lien avec le coronavirus mais qu’il faille noter que durant Janvier et Mars, seulement 10 enfants sont décédés de la grippe.

La piste génétique n’est pas à écarter

En effet, cette nouvelle maladie toucherait certains enfants en épargnant d’autres. Mais pourquoi ? C’est également une des interrogations qui pendent sur les lèvres de plusieurs dont principalement les chercheurs. Notons qu’un flou persiste jusqu’à ce jour sur l’origine de la maladie de Kawasaki. Cette dernière pourrait combiner des facteurs infectieux, génétiques voire immunitaires. Le facteur génétique fait partie intégrante de l’une des pistes qui bénéficient de plus d’attentions.
Sur 8 cas observés en Angleterre, 6 étaient des enfants noirs avec une origine afro-caribéenne. Cela pourrait faire penser à une piste génétique selon l’étude dans The Lancet apparue le 7 Mai. D’après le médecin de l’enfant décédé en France, ce dernier serait d’origine africaine. Sachant que la maladie de Kawasaki touche beaucoup plus le peuple Asiatique, on reste toujours dubitatif à cause de l’absence de cas au sein de celui-ci.

L’assurance qu’il ne s’agit pas des cas de purs Kawasaki

Même si des enfants ont été conduit à l’hôpital à cause d’une maladie encore inconnue mais ayant des similitudes avec des manifestations du Kawasaki, il faudra souligner que ceux-ci présentaient aussi de nombreuses disparités vis-à-vis de cette pathologie. En effet, on relève des troubles digestifs caractérisées par des douleurs abdominales et de la diarrhée chez les sujets. L’insuffisance cardiaque et le gonflement des membres également fait partie d’une des différences à prendre en compte. Aussi, l’âge de la survenance de la pathologie n’est pas identique à celui lié au Kawasaki.
Généralement, cette dernière marque son apparition chez les jeunes enfants n’ayant pas encore atteints 5 ans. Dans le contexte actuel, de nombreuses différences ont été observées. Alexandre Belot, spécialiste en rhumatologie pédiatrique affirme que présentement, la moyenne d’âge des enfants ayant contracté cette maladie tourne autour de 8 ans alors que la maladie de Kawasaki touche des enfants entre 1 et 5 ans. Par rapport aux antécédents et aux profils des sujets, le Pr Isabelle Koné-Paut met l’accent sur le fait que la plupart d’entre eux étaient en surpoids, tout en rappelant également le fait qu’ils étaient en majorité des afro-caribéens.