Santé et vitalité

Maladie de Parkinson : Les symptômes, prévention et traitements

Maladie de parkinson

Vous avez déjà entendu parler de la maladie de Parkinson ? Sachez qu’il s’agit d’une maladie qui tue à petit feu. On vous donne plus d’info sur la maladie du Parkinson dans les lignes à suivre.

La maladie de Parkinson c’est quoi ?

Il s’agit d’une maladie qui prend pour cible le système nerveux de la personne atteinte. Une fois ce dernier atteint, les mouvements du malade subissent des troubles. Le développement de cette maladie se déroule de manière progressive. Dans la majeure partie des cas, elle débute par des tremblements à peine remarquables au niveau d’une main. Elle peut également entrainer un manque de souplesse au niveau des mouvements voire leur ralentissement.

Les symptômes de cette maladie

En effet, il s’agit d’une maladie dégradante et qui mène les neurones du cerveau vers une mort à petit feu et de façon continue. Et, vu que la partie du cerveau atteinte est celle qui joue un rôle primordial dans la gestion et l’exécution des mouvements, les malades sont sujettes progressivement d’actions rigides, souvent brusques ou parfois impossibles à contrôler. Par exemple, un malade peut éprouver d’énormes difficultés en voulant porter sa tasse jusqu’à ses lèvres. Vu que ses actions ne sont plus précises et qu’il est manque de souplesse, cette exécution pourra lui être complexe.
Cependant, de nos jours, il existe des traitements accessibles aux malades, qui favorisent non seulement une diminution de l’ensemble des manifestations de la maladie, mais également un ralentissement efficace de sa progression. Vous pouvez ainsi vivre durant plusieurs années en étant atteint du Parkinson.

A quel moment remarque-t-on les symptômes de cette maladie ?

Les complications et signes reliés à cette maladie s’observent dans la plupart des cas chez des personnes ayant franchis l’âge de la cinquantaine. Au canada et en France, la moyenne d’âge où ce type de maladie apparait vers 57 ans. A ses débuts, on peut confondre ses symptômes avec ceux qui se manifestent lorsqu’on vieillit de façon normale. Cependant, avec le temps qui passe, ils commencent à s’accentuer, ce qui rend finalement le diagnostic plus clair. Aussi, à l’instant où les symptômes commencent à se révéler de façon plus précise, près de 60 à 80% des cellules nerveuses de la substance noire, c’est-à-dire celle du noyau du système nerveux ont déjà été anéantis. De ce fait, à l’apparition des symptômes, on estime que la maladie a déjà eu à évoluer sur une moyenne de 5 voire 10 ans.
Par ailleurs, chaque année sur le plan mondial, plus de 300.000 personnes se voient diagnostiquer cette maladie. Sans également oublier que le nombre de cas s’accroît au fur et à mesure que l’âge avance. Des estimations montrent qu’à l’âge de 65 ans, une personne serait atteinte sur 100, et pour une moyenne d’âge de 70 ans ou plus, on compte deux personnes atteintes sur une centaine.

En résumé, comment se manifeste concrètement la maladie de Parkinson au niveau du cerveau ?

En effet, les cellules nerveuses qui ont été atteintes par la maladie sont localisées dans la substance noire. Cette dernière se situe au sein du mésencéphale, dans le noyau du cerveau. Cependant, une substance est produite dans cette zone, il s’agit de la dopamine, un neurotransmetteur ou pour mieux dire, un messager chimique qui assure non seulement la gestion des mouvements, mais a un impact sur les sensations de plaisir et de désir que l’on éprouve.
Par ailleurs, l’anéantissement de ces cellules de la substance noire, conduit à la carence de dopamine. Cette dernière aura un effet sur d’autres messagers chimiques que sont l’acétylcholine et le glutamate. La quantité de ces deux substances connaitra une hausse, ce qui entrainera un déséquilibre. C’est en effet celui-ci qui provoquera l’apparition des symptômes de la maladie de Parkinson chez le malade, se caractérisant par des tremblements, des muscles en manque de souplesse, ainsi que des difficultés lors de l’exécution de quelques mouvements. Par contre, lorsque le taux de dopamine est en excès, il pourrait lui, engendrer les symptômes que l’on associera à la schizophrénie.

Qu’est-ce qui peut causer la maladie de Parkinson ?

La véritable cause de la destruction progressive des neurones en cas de la maladie de Parkinson demeure jusque-là ignorée dans la majorité des cas. Quelques associations de scientifiques soupçonnent l’intervention d’un groupe de facteurs liés aux gènes et à l’environnement, sans vraiment pouvoir expliquer clairement cela. Selon les opinions actuelles, on penche beaucoup plus pour un facteur environnemental, que pour celui de l’hérédité. Néanmoins, en cas de l’apparition de la maladie avant l’âge de 50 ans, on relève la prédominance des facteurs liés aux gènes de l’individu atteint. Nous vous présentons, quelques facteurs liés à l’environnement, qui pourraient être assimilés à l’origine de cette maladie :

être exposé très tôt ou de façon prolongée à des polluants d’origines chimiques, ou à des produits élaborés dans les laboratoires ou autres, entrant dans la destruction des parasites des cultures, des mauvais herbes ou des insectes. On peut mentionner la roténone par exemple ;
l’héroïne qui peut être sujette de contamination par une drogue dénommée la MPTP. Cette dernière peut engendrer une forme brusque, sévère et impossible à contrer de Parkinson. L’effet de cette drogue est identique à celle qu’entraine le pesticide roténone ;
une personne intoxiquée à base du monoxyde de carbone ou au moyen du manganèse.

Par ailleurs, selon les chercheurs, de nombreuses variations se manifestent dans le cerveau des personnes développant la maladie de Parkinson, même si leurs causes demeurent pour le moment inconnues. Dans ces variations on note :
La présence de certaines substances dans les neurones ou cellules du cerveau. Il s’agit entre autre de corps de Lewy. Selon les chercheurs, ces corps servent de toxines dans le cas de la maladie de Parkinson ;
Les corps de Lewy sont composés de plusieurs substances. Cependant, la présence particulière de l’alpha-synucléine permet aux chercheurs d’affirmer que cette protéine est à caractère néfaste quand elle se présente sous la forme compacte puisque dans ce cas, les cellules ne peuvent pas la dissoudre.

Comment évolue cette maladie et quelles sont les complications qu’elle peut induire ?

La maladie de Parkinson évolue de façon progressive en fonction des personnes atteintes. Elle est chronique et sa progression est lente. On pourra donc conclure au regard de sa manifestation, que les symptômes qu’elle manifeste, s’aggravent au fils du temps.
Les symptômes déterminant subissent des changements d’un individu à un autre. La progression de ces derniers également n’est pas identique chez toutes les personnes atteintes.

Certains de ces symptômes que traduit cette maladie peuvent paraître beaucoup plus désagréables que d’autres et peuvent aussi varier en fonction des activités ou des tâches effectuées par chaque personne durant sa journée.
Il peut arriver que certains individus vivent sur de longues années sans pour autant manifester des symptômes handicapant, alors que d’autres manifestent très vite des complications aux niveaux moteurs.

Les symptômes non moteurs peuvent également subir des changements en fonction de chaque individu, et peuvent toucher des personnes atteintes de cette maladie à n’importe quel stade. En effet, certains individus peuvent remarquer que les caractères dépressifs ou la fatigue, peuvent agir beaucoup plus sur leurs tâches journalières que les problématiques d’ordres moteurs.

Des problèmes accompagnant la maladie qui peuvent être traités

La maladie de Parkinson est pour la plupart du temps suivie de quelques problèmes qui peuvent être résolus :

La personne atteinte peut avoir du mal à penser
Durant les stades terminaux de la maladie, on note des troubles cognitifs qui peuvent se manifester. Ces genres de complications cognitives ne répondent pas toujours de manière efficace aux traitements à base de médicaments.

Une humeur troublée
La dépression peut surgir chez les individus développant la maladie de Parkinson. Les traitements contre la dépression dont ils peuvent bénéficier rendent beaucoup plus aisée, la gestion des autres problèmes liés à la maladie. Aussi, on peut noter également l’anxiété ou la perte de toute motivation, qui peut faire suite à la dépression.

Des difficultés liées à la déglutition
On peut se rendre compte qu’au fur et à mesure que la maladie prend de l’ampleur, la personne atteinte pourrait avoir du mal à avaler. Ainsi, une accumulation de salive peut se remarquer à cause d’une déglutition devenue lente.

Des difficultés à dormir
Une personne sujette à la maladie de Parkinson peut avoir des troubles du sommeil. On peut remarquer des réveils répétés durant la nuit, ou d’autres anomalies liées au sommeil chez elle.

Difficultés à retenir l’urine
Des troubles en rapport avec la vessie peuvent également surgir chez des personnes malades, entrainant parfois des complications en voulant uriner ainsi que l’incapacité à gérer son envie d’uriner.

Des cas de constipation
En général, à cause d’un tractus digestif devenu plus lent, les personnes atteintes du parkinson peuvent souffrir de constipation.
Une variation de la pression artérielle occasionnant des vertiges.

Des difficultés concernant l’odorat
La maladie peut engendrer chez l’individu, des problèmes à effectuer une différenciation de quelques odeurs.

Etat de fatigue
Même si la cause n’est pas toujours justifiée, beaucoup de personnes malades témoignent éprouver de la fatigue.

Des douleurs qui surviennent
Un bon nombre de patient affirme souffrir de douleurs, parfois dans certaines zones localisées du corps, ou parfois dans le corps tout entier.

Des troubles sexuels
La baisse du désir sexuel ou des performances peut se remarquer chez certains patients souffrant de la maladie.

Quels sont les traitements administrés contre la maladie de Parkinson

Le traitement de cette maladie a pour but de diminuer et d’apaiser les symptômes, sans stopper néanmoins l’évolution de la maladie. Ce traitement s’effectue en général par des médicaments adaptés qui sont prescrits aux patients. Aussi, vu que la maladie varie très souvent en fonction des personnes atteintes, l’instauration d’un traitement à base de médicaments doit se faire suivant un processus évolutif qui impliquera de nombreuses adaptations, que ce soit dans la sélection du médicament le plus adéquat ainsi que dans la détermination de la dose la plus efficace. De plus, une méthode chirurgicale de stimulation cérébrale profonde est apparue pour renforcer les différents modes de traitement de cette maladie.

Par ailleurs, l’objectif recherché par la prescription des médicaments pour contrer l’évolution de cette maladie est celui du rétablissement du taux de dopamine au niveau du cerveau. Ainsi, on note l’administration :
un précurseur de la domine qui sera transformé en cette substance, une fois dans le cerveau.
un agoniste de la dopamine, c’est-à-dire, une substance qui exécute la même fonction que la dopamine .
afin de garder des concentrations plus fortes et sur une plus longue durée, on peut administrer une substance qui empêche la dégradation de la dopamine ou même de son précurseur.

La lévodopa, un précurseur de la dopamine efficace

Elle se transforme en dopamine une fois qu’elle atteint le cerveau. En effet, c’est un traitement de référence dans le cas de la maladie de parkinson car il dispose du meilleur rapport efficacité-effets désagréables que beaucoup d’autres. Dans le but de faire durer son effet, la totalité des médicaments qui en contiennent, intègre une substance qui empêche que l’organisme procède à sa dégradation.

Aussi, la lévodopa qui pourrait être responsable plus rapidement de mouvements non contrôlés comparé à d’autres traitements, est en effet recommandé aux personnes qui ont commencées à développer la maladie depuis de nombreuses années, ou chez les individus chez qui les autres médicaments ne sont plus efficaces ou sont mal acceptés par l’organisme. Il faut également souligner que c’est le traitement adéquat surtout chez les personnes ayant passées l’âge de 70 ans. Cependant, dans le cas des personnes n’ayant pas encore atteintes la 70ème année, les médecins font plutôt usage des traitements agonistes de la dopamine.

Quelques agonistes de la dopamine

Les agonistes de la dopamine sont des médicaments qui entrainent moins de mouvements incontrôlés que lors de la prise de la lévodopa. Chez certains patients, la prise d’agonistes de la dopamine peut induire en cas de prescription à forte dose, une activité sexuelle ou alimentaire abondante ou des addictions. Les réactions ne sont également pas identiques chez tous les patients. Notons également que ces agonistes peuvent se présenter sous la forme de comprimés ou même de gélules qui devront être pris plusieurs fois de façon quotidienne. Comme agonistes de la dopamine on peut citer : l’Oprymea, l’Oprymea LP, les Pramipexole, les Ropinirole, le Trivastal en comprimé.