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Semaine du 29 mai
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De l'enfance à l'adolescence (le développement des enfants de 4 à 12 ans)
par Caroline Lamirande, Dt. P. (Extrait du livre J'ai le goût de la santé : nutrition et équilibre)

Les besoins alimentaires des enfants, on le sait, diffèrent de ceux des adultes. En revanche, on sait moins comment s'assurer que l'on fait tout le nécessaire pour favoriser le développement harmonieux de son enfant de 4 à 12 ans et comment vérifier si sa croissance se déroule normalement...

Entre 4 et 12 ans, l'enfant subit d'énormes changements physiques : les os allongent, les dents se calcifient, les muscles et les organes se développent. En outre, le volume sanguin augmente au cours des années. Toutes ces transformations ne peuvent évidemment pas se produire harmonieusement sans un apport suffisant en énergie (calories) et en nutriments (vitamines et minéraux). Il est donc aisé de comprendre l'importance d'une alimentation équilibrée à ce stade de la vie.

À chacun son rythme
Même parfaitement alimentés, tous les enfants ne grandissent pas au même rythme. Entre l'âge de 2 ans et celui de l'adolescence, le développement et les besoins nutritionnels diffèrent énormément. Après 2 ans, le rythme ralentit. Les 4 à 5 ans présentent parfois des fluctuations d'appétit dignes d'inquiétude. Il ne faut pas s'en faire : elles sont généralement liées à des poussées de croissance irrégulières. Entre 5 et 12 ans, la croissance semble plus constante. Un gain de poids de 2 à 4 lb (1 à 2 kg) par pouce (2,5 cm) gagné peut alors être qualifié de «normal». Cela dit, tous n'ont pas les mêmes besoins au même moment. Enfin, la puberté (11 ans en moyenne chez les filles et 13 ans chez les garçons) est marquée par des besoins accrus en énergie et en nutriments, et ce, jusqu'à l'âge de la maturité physique : 14-15 ans chez les filles et 17-18 ans chez les garçons.

Des repères variables
Mis à part les courbes de croissance utilisées par les experts, il n'existe aucun outil permettant aux parents de vérifier la croissance de leur progéniture. Toutefois, s'ils remarquent un arrêt ou un ralentissement significatif, ils doivent consulter au plus tôt le médecin et le diététiste/nutritionniste. Bien sûr, il est intéressant de comparer la taille et le poids de son enfant avec celui de la moyenne de la population, mais d'autres facteurs, l'hérédité par exemple, doivent aussi être pris en considération. Ce qu'il importe de viser, c'est un développement harmonieux et l'acquisition de bonnes habitudes de vie.

Une alimentation variée et composée des quatre groupes décrits dans le Guide alimentaire canadien pour manger sainement permet au jeune de maximiser son capital-santé. À l'instar du menu des adultes, celui des enfants doit comporter des produits céréaliers, des fruits, des légumes, des produits laitiers ainsi que des aliments provenant du groupe des viandes et substituts. Les enfants soumis à un régime lacto-ovo-végétarien (c.-à-d. comprenant produits laitiers et oeufs) trouvent dans leur alimentation tous les nutriments indispensables à leur croissance.

En revanche, ceux qui ne consomment aucun produit d'origine animale (régime végétarien strict) s'exposent à certains risques de carence. Leurs apports en énergie, protéines, calcium, vitamine D, fer, riboflavine et vitamine B12 sont souvent insuffisants.

De petits estomacs
Nombreux sont les parents qui ne savent distinguer, à l'heure des repas, une portion «senior» d'une portion «junior». Ils devraient savoir que les enfants, ayant de petits estomacs, ne peuvent pas manger de grandes portions à la fois. De plus, en raison de leur niveau d'activité élevé, trois repas ne les satisfont pas nécessairement. Des collations nutritives, qui ne favorisent pas la carie dentaire, sont donc essentielles. Un autre élément clé de l'alimentation des petits est sans aucun doute le petit déjeuner. Indispensable, il permet de commencer la journée du bon pied. Ceux qui ne déjeunent pas combleront difficilement leurs besoins nutritionnels aux autres repas.

Pour favoriser le développement de l'enfant et lui faire acquérir de bonnes habitudes alimentaires, les intervenants du milieu scolaire proposent diverses interventions. Certaines atteignent l'éducation aux niveaux préscolaire et primaire, d'autres visent à fournir des repas et des collations (offerts gratuitement ou à prix modiques) aux jeunes de milieu défavorisé.

Elles sont essentielles, car dans bien des cas seul un effort concerté nous permettra de mieux nourrir l'avenir de nos enfants. Et c'est quand on est petit que les habitudes se prennent.



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