La mélatonine est une hormone sécrétée par une petite glande du cerveau. La particularité de cette hormone est qu'elle n'est produite que pendant la nuit.
Par l'intermédiaire de la mélatonine, la glande pinéale renseigne notre cerveau sur la durée de l'obscurité et de l'éclairement sur une période de 24 heures, son cycle journalier, mais aussi durant toute l'année, son cycle saisonnier. Cette sécrétion nocturne influence profondément nos rythmes et nos fonctions biologiques.
Nos connaissances nouvelles sur la mélatonine sont encore bien incomplètes.
En conséquence, de nombreux troubles encore insuffisamment connus sont la résultante d'un dérèglement éventuel de ces rythmes temporels.
Le taux de mélatonine, habituellement faible chez le nourrisson, augmente pendant l'enfance et atteint son maximum à l'adolescence. Après cette période, on suppose qu'il pourrait commencer à diminuer. Nos connaissances nouvelles sur la mélatonine sont encore bien incomplètes.
L'hormone miracle des années 90
Identifiée aux États-Unis en 1958 par Aaron B. Lerner de l'Université Yale, c'est en 1995 que la mélatonine crée un engouement aux États-Unis. Les chercheurs Russell J. Reiter et Jo Robinson publient deux livres sur le sujet. Une vaste campagne médiatique en fait des best-sellers. On la surnomme l'hormone miracle tant ses promesses sont grandes. Et on la sert alors à toutes les sauces, pour faire des millions de dollars. En plus de prévenir plusieurs maladies, elle aurait des vertus antioxydantes et lutterait contre le vieillissement. Il n'en faut pas plus pour que les Américains se ruent sur la mélatonine, d'autant plus que la même année, elle se retrouve en vente libre dans tous les «drugstores» comme supplément alimentaire. Le mouvement est vite suivi en Europe, notamment en Italie où l'on vante ses soi-disant mérites pour traiter la dysfonction érectile.


