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Le célibataire doit faire des efforts pour organiser des activités solitaires ou sociales afin d'éviter l'ennui, troisième piège du célibat. Il peut alors développer des habitudes agréables (apprendre un instrument de musique), s'impliquer dans des activités (l'apprentissage d'une nouvelle langue) et, parfois, s'obliger à rencontrer d'autres personnes (faire du bénévolat), car le célibataire qui s'ennuie risque de devenir ennuyeux. Toutefois, le célibataire doit faire attention de choisir ses activités et ses amis en fonction de ses propres besoins et non pour fuir sa solitude. Il se doit de viser la qualité, non la quantité.
D'autres pièges concernent la gestion financière, la prise de vacances, la vie sociale, la prise de décision...
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Le célibataire malheureux
Les célibataires malheureux sont ceux qui se laissent prendre aux pièges. Vera Peiffer 1 a décrit sept types de célibataires malheureux. Il y a celui qui s'enferme au lieu de rencontrer des gens, le célibataire invétéré; le chat et la télévision sont ses meilleurs amis. À l'inverse, il y a celui qui ne peut absolument pas rester seul, le coureur de 5 à 7 ; il ne reste pas en place, blague, dit avoir beaucoup d'amis, mais sombre dans les rencontres superficielles, l'alcool ou la drogue. Le « workaholique » constitue un autre type de célibataire malheureux ; il fait de l'argent, se paie ce qu'il y a de mieux, mais sa vie privée passe toujours en dernier car il n'a jamais un moment à lui.
Le célibataire novice est celui qui passe inaperçu et qui veut souvent passer inaperçu ; il est timide, ne sait pas entretenir de conversation, jeune et inexpérimenté ; il s'est laissé abattre par quelques échecs amoureux et a développé un cercle vicieux infernal. Il y a aussi le célibataire fanatique, celui qui a peur de s'engager. Contrairement au précédent, il est généralement charmant, spirituel, adorable jusqu'aux premières relations sexuelles, jusqu'au moment où la relation risque de prendre un tournant sérieux ; sa devise : n'aime pas, sinon tu seras blessé ; il part donc vers de nouvelles conquêtes, sans cesse.
Le célibataire malgré lui est désespéré ; il est prêt à sortir avec la première personne qui s'intéresse à lui ; il devient aussitôt envahisseur et collant faisant ainsi fuir tout le monde. Finalement, il y a le prétendu célibataire, celui qui vante les mérites du célibat mais reste... marié tellement la peur d'être seul le terrorise ; il n'a jamais vraiment vécu seul et est passé des jupes de sa mère aux jupes de sa... nouvelle mère.
Le célibataire heureux
Un célibataire heureux constitue un paradoxe car, étant heureux, il devient un candidat recherché pour former un couple ; il pourrait facilement s'accoupler, mais ne le désire pas. Il n'est pas prêt à hypothéquer son bonheur et sa liberté pour former un couple à tout prix. Pourquoi certains célibataires sont-ils heureux et d'autres non?
Probablement parce que le célibataire heureux a accepté le fait de vivre seul et ne cherche pas continuellement à trouver l'âme sœur. Ne sachant pas combien de temps il sera seul, il a tout simplement décidé de prendre du bon temps en attendant de rencontrer quelqu'un qui ajoutera un plus à son bonheur plutôt que quelqu'un qui viendra combler sa solitude, pour ne pas dire son isolement.
Le célibataire heureux est probablement une personne qui a pris conscience qu'elle était au centre de son univers (et non pas qu'elle était le centre de l'univers), qu'elle se devait de partir de son centre pour satisfaire ses besoins, qu'elle possédait des ressources pour trouver les meilleurs moyens pour satisfaire ces besoins et qu'elle était finalement la seule personne responsable de son bonheur ou de son malheur. Elle ne croit pas qu'il faille nécessairement partager sa vie avec un partenaire privilégié pour être heureux, sans être opposée à cette idée. Elle ne se considère pas comme une moitié à la recherche d'une autre moitié ; elle se perçoit comme une personne à part entière, tout en étant consciente que certains de ses besoins nécessitent la présence d'une autre personne. Le célibataire heureux ne devient jamais un dépendant affectif, même s'il peut éprouver des peines d'amour.
1. Peiffer, V. (1994). Célibataire et heureux. Montréal : Éditions Le Jour.
Yvon Dallaire, M. Ps.
Publié dans Psychologie Québec, vol. 17, no 1, janvier 2000. Reproduit avec l'autorisation de l'Ordre des psychologues du Québec.
À lire aussi:
Le célibataire heureux a accepté le fait de vivre seul (1re partie)
Le célibataire heureux a accepté le fait de vivre seul (3e partie)
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