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lire les recommandations générales liées aux maladies, cliquez
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Les experts vous conseillent
Le Comité consultatif de la
médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) de
Santé Canada a contribué à la préparation et à la mise à
jour des renseignements qui suivent, sous forme de conseils
généraux sur la prévention du VIH/sida,
à l'intention des Canadiens en partance pour l'étranger.
Profil de la maladie
Le virus d'immunodéficience
humaine (VIH) s'attaque au système immunitaire de l'organisme et
l'affaiblit. Les conséquences se manifestent sous la forme de
maladies chroniques et progressives. L'état avancé de la maladie
se nomme syndrome d'immunodéficience acquise, ou sida. Le VIH
rend les personnes infectées vulnérables à d'autres infections
et à des cancers qui ne constitueraient normalement pas une
menace. Ce sont ces « maladies opportunistes » qui deviennent
fatales.
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Transmission
On contracte le VIH par
transmission de liquides corporels - le sang, la salive, le
sperme, les liquides vaginaux et le lait maternel. La transmission
peut aussi se faire par l'entremise de sang ou de produits
sanguins contaminés, comme cela peut se produire lors d'une
transfusion sanguine ou de la greffe d'un organe.Le VIH ne se transmet pas lors des
contacts sociaux quotidiens, l'air, les aliments ou l'eau. Par
exemple, il est sécuritaire de se donner la main, de se toucher
et de nager. En outre, il n'y a pas de risque à partager les
moyens de transport avec des personnes infectées par le VIH/sida
(en avion, paquebot, autobus, train, etc.).
Répartition géographique et
perspectives de fréquence
Le VIH/sida est présent partout
au monde. Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA)
estime qu'à la fin de 1999, 34,3 millions de personnes, adultes
et enfants, vivaient avec le VIH/sida dans le monde.
La maladie fait sentir sa présence sur
tous les continents habités. Certains renseignements objectifs d'ONUSIDA
indiquent en partie la propagation mondiale de cette maladie. Dès
la fin de 1999, quelque 900 000 personnes, adultes et enfants
confondus, vivaient avec le VIH/sida en Amérique du Nord; elles
étaient quelque 1,3 million en Amérique latine; en Asie du Sud
et du Sud-Est, on en comptait 5,6 millions.
La région subsaharienne, en Afrique,
connaît les épidémies les plus virulentes, où 24,5 millions de
personnes vivent avec le VIH/sida; dans 16 pays, chez les 15 à 49
ans, le taux des personnes infectées atteint ou dépasse les 10
%.
Au Canada, on estime à près de
20 000 le nombre de cas qui se sont produits entre le premier
rapport d'incidence du sida en 1982 et la fin de 1999. On estime
également qu'à la fin de 1999, le nombre de Canadiens vivant
avec le VIH s'élevait de 45 000 à 53 000.
Symptômes
Les premiers signes d'une
infection au VIH ressemblent souvent à ceux d'une grippe
passagère. Même si la maladie progresse inexorablement, la
personne infectée peut passer une dizaine d'années, parfois
plus, avant de ressentir d'autres symptômes.
Cependant, tout au long de cette période
asymptomatique, une personne infectée peut transmettre le virus
à ses partenaires sexuels ou à des personnes avec qui elle
partage l'usage des mêmes seringues.
À la suite de la première période
pseudo-grippale, de nombreuses personnes vivant avec le VIH
pourront ressentir divers symptômes : fièvres périodiques,
perte de poids, perte d'appétit, grande fatigue. L'arrivée des
infections et cancers opportunistes marque l'évolution de la
maladie au stade du sida, le dernier stade de l'infection par le
VIH. Au cours de cette période, de nombreuses personnes
contractent des genres inhabituels de pneumonie comme la
pneumocystose pulmonaire, des cancers de la peau comme la maladie
de Kaposi ou d'autres cancers, lesquels sont mortels.
Examens
Un examen sanguin des antigènes
du VIH vous révélera si l'infection vous touche ou non.
Cependant, le fait de recevoir un résultat négatif veut
seulement dire qu'aucun anticorps anti-VIH ne se trouvait dans
votre sang au moment de l'examen. La plupart des résultats
révéleront la séropositivité au VIH dans un délai de trois
mois après l'infection, mais cela peut prendre jusqu'à six mois
avant l'apparition des anti-VIH. Par conséquent, un deuxième
examen pourrait s'avérer nécessaire pour confirmer un résultat
négatif.
Traitement
Bien que l'on ait élaboré
plusieurs médicaments pouvant ralentir l'évolution du VIH, il
n'existe pour l'instant aucun remède pour le VHI/sida. Ces
médicaments ont de nombreux effets secondaires, sont difficiles
à prendre et coûtent cher.
Prévention et précautions personnelles
Il n'existe aucun vaccin contre
le VIH, mais vous pouvez diminuer le risque d'infection en
adoptant des mesures de protection personnelles.
Santé Canada recommande de prendre les
précautions suivantes, dans le but de prévenir une infection au
VIH en cours de voyage :
- Ne vous adonnez pas à des pratiques
sexuelles non protégées (par voie vaginale, orale ou rectale)
avec des personnes étrangères ou des prostituées, et évitez
les relations sexuelles occasionnelles.
- Servez-vous chaque fois de condoms en
latex, posés correctement, dans le cas de tout contact sexuel.
Avant le départ en voyage, emportez suffisamment de condoms de
latex de bonne qualité.
- Ne faites pas usage d'aiguilles ou de
seringues en commun avec qui que ce soit.
- N'utilisez pas en commun des rasoirs,
des brosses à dents ou des rasoirs électriques.
- Ne recevez pas d'acupuncture et ne vous
faites pas tatouer, percer la peau ou d'autres types de traitement
cosmétique avec des aiguilles.
- N'acceptez pas d'injection ou de
transfusion à moins d'un cas d'urgence. S'il vous faut recevoir
une transfusion en cours de voyage, cherchez à savoir si le sang
du donneur a été examiné en fonction du VIH. Dans
l'impossibilité d'obtenir cette information, si vous n'avez pas
besoin de soins d'urgence, revenez au Canada pour y être traité.
- Emportez avec vous un approvisionnement
de seringues, d'aiguilles et de produits sanguins suffisant pour
la durée de vos déplacements, si vous faites un usage régulier
de ces produits. En outre, conservez sur vous un certificat
médical expliquant pourquoi vous conservez cet approvisionnement.
- Songez à emporter une trousse de
suture (avec des aiguilles, seringues et matériel de suture
stérilisés).
Violence sexuelle en cours de voyage
La violence sexuelle n'est pas
partout la même dans le monde. L'agression sexuelle et le viol
peuvent être des expériences traumatisantes et déroutantes pour
la victime, tout particulièrement en cours de voyage à
l'étranger. Si vous êtes victime de viol ou d'agression,
recherchez une aide médicale immédiate afin d'obtenir des
conseils sur les MTS et le VIH. Les voyageurs doivent savoir que
certains services médicaux, à l'étranger, ne correspondent pas
toujours aux normes canadiennes en cette matière. Les services
consulaires les plus rapprochés, mission consulaire ou
diplomatique canadienne, peuvent vous aider à obtenir des
services d'urgence et des soins
médicaux.
Précautions à prendre pour les
personnes vivant avec le VIH ou le sida
Pour les personnes vivant avec le
VIH ou le sida, les voyages peuvent accroître le degré et la
gamme des risques de maladie. Les maladies opportunistes et celles
qui sont transmissibles par les aliments ou l'eau, loin du
domicile, représentent des dangers plus grands pour une
personne dont le système immunitaire est immunodéprimé. Dans
certaines parties du monde, l'accès à des soins médicaux ou des
médicaments peut s'avérer impossible.
La gravité de l'immunocarence est l'un
des facteurs qui permet de déterminer à quels traitements
antérieurs et préventifs recourir avant le départ.
L'utilisation de vaccins vivants, méthode commune de prévention
de certaines maladies, n'est pas souhaitée dans le cas d'une
personne au système immunitaire considérablement déprimé. Les
vaccins de substances mortes, qui vous seraient davantage
sécuritaires, peuvent ne pas fonctionner aussi bien que si votre
système immunitaire était intact. Vos vaccins vous
protégeraient ainsi moins bien.
Certains pays procèdent au tri des
voyageurs arrivant à leur frontière, en exigeant d'eux un examen
sanguin. Cela s'adresse le plus souvent aux voyageurs demeurant
pour une période prolongée dans le pays en question, pour y
étudier ou y travailler. Ces pays refuseront l'entrée aux
personnes chez qui l'on constate qu'ils vivent avec le VIH, par
suite de l'examen sanguin.
Si vous vivez avec le VIH ou le sida,
Santé Canada vous recommande fortement de consulter un
professionnel de la médecine des voyages et votre médecin de
famille, et ce, longuement avant votre départ.
Éléments à prendre en compte...
1. Les gens ont tendance à
laisser tomber leurs inhibitions sociales et sexuelles normales
quand ils sont en voyage.
2. Ils se sentent souvent anonymes,
isolés et découvrent le sens de l'aventure.
3. Le VIH/sida se transmet par voie
sexuelle; il est répandu dans toute la planète.
Discutez avec un médecin de médecine
des voyages de votre itinéraire et de vos activités prévues,
ainsi que des risques de contracter le VIH/sida (ou d'autres maladies
transmises sexuellement) avant votre départ.
Source:
Santé Canada