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Les mythes sur les
troubles alimentaires
Certaines personnes trouvent dérangeant de penser que des aspects de notre
comportement sont héréditaires, comme si cela impliquait que nous sommes
«préprogrammés » ou manquons de contrôle sur notre vie. De toute évidence, ce
point de vue n'est pas bien informé. Laissez-moi dissiper quelques uns des
mythes entourant le sujet:
Mythe no. 1: « Si des facteurs génétiques agissent dans les troubles de
l'alimentation, alors je suis coincé. J'aurai mon trouble alimentaire pour
toujours.
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Réponse: Pas du tout. Les théories génétiques nous font comprendre que
l'environnement (dans le cas présent, un environnement qui encourage beaucoup
les diètes) active les vulnérabilités génétiques qui peuvent tout autrement
rester inactives chez les gens qui les portent. Faire trop de régimes active les
risques biologiques présents chez certaines personnes. Un exemple évident (bien
supporté par plusieurs études) est que les troubles de l'alimentation, de
l'humeur et d'anxiété semblent tous impliquer des altérations similaires dans
l'activité cérébrale de la sérotonine (Steiger, 2004), laquelle nous savons très
sensible aux effets des régimes.
Des études démontrent que 3 semaines de régime modéré altère l'activité de la
sérotonine de façon assez importante… et ce encore plus chez les femmes que chez
les hommes! (Cowen et al, 1996). Non seulement ses informations aide-t-elles à
expliquer pourquoi les TAs sont fréquemment présents chez les gens qui ont plus
tendances à souffrir de troubles de l'humeur et d'anxiété (les 3 étant liés à
l'activité de la sérotonine) et chez les femmes (qui ont un système de
sérotonine plus sensible et plus facilement débalancé après un régime), mais
cela nous dit aussi que la rémission d'un trouble alimentaire implique une prise
d'actions afin de faire taire ces risques biologiques. La première chose à faire
est d'arrêter les régimes!
Un autre point important est que les gens ne développent pas un trouble de
l'alimentation à cause d'une faiblesse de caractère ou d'un problème de
personnalité. Ils n'ont pas demandé à avoir un trouble alimentaire, et ce n'est
pas leur faute. En fait, les TA se développent chez des gens qui leur sont
vulnérables, des gens pour qui des susceptibilités génétiques rendent les
régimes particulièrement dangereux!
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1- Boulimie et
anorexie: différents facteurs impliqués
2- Le rôle de l'hérédité et de la génétique dans les troubles alimentaires
3- Le rôle
des facteurs environnementaux dans les troubles alimentaires
4- Mythes
no. 1: « J'aurai mon trouble alimentaire pour toujours. »
5- Mythe no.
2: « Si j'ai un TA, mes enfants en auront un aussi. »
6- Mythe no.
3: « Si les TA impliquent la biologie, il n'y a plus de place pour la
psychothérapie. »
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