«En général, on change quand c'est devenu inévitable», observe d'emblée la psychologue Lyson Marcoux. «Habituellement, une personne veut changer quand elle prend conscience que son comportement la fait souffrir ou lui nuit. Ce n'est jamais facile. Il ne faut pas perdre de vue que ce comportement engendre souvent des bénéfices secondaires.

Par exemple, la personne qui n'est pas capable de s'affirmer et qui dit oui à toutes les demandes de son entourage récolte beaucoup d'approbation sociale et nourrit ainsi son estime de soi. Le jour où elle dit: c'est assez, elle perd ce bénéfice, du moins à court terme, le temps que le bénéfice du nouveau comportement s'installe.

C'est pareil pour un régime. Avant que la personne n'ait le bénéfice d'être plus mince ou en meilleure santé, elle va perdre certains plaisirs immédiats procurés par ses anciennes habitudes alimentaires. Au début, les gens voient davantage ce qu'ils vont perdre en modifiant leur comportement que ce qu'ils vont gagner», explique la psychologue, qui ajoute que la résistance au changement naît de la peur de l'inconnu.