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Pourcentages de non-fumeurs au Québec
Une donnée plaisante ressort de l'ESUTC : le Québec se classe maintenant au 3e rang des provinces canadiennes pour sa proportion de non-fumeurs. Selon le sondage de Statistique Canada, commandé par Santé Canada et basé sur environ 2 000 entrevues par province, on ne dénombrait plus que 24 % de fumeurs au Québec l'an dernier. Seules la Colombie-Britannique et l'Ontario font mieux, avec respectivement des prévalences de 17 et 20 %. La moyenne canadienne est de 22 %, toujours parmi les 15 ans et plus. Les sept autres provinces se bousculent tout juste derrière le Québec, avec des proportions d'environ 25 % ou 26 %. Les fumeurs canadiens écrasent donc d'un océan à l'autre.
Ces résultats « révèlent que le Canada devient progressivement un pays sans fumée », se réjouit Santé Canada sur son site Internet. Quant au bref communiqué émanant du bureau de la ministre Anne McLellan, il précise que le pays «
se rapproche encore davantage de son objectif de ramener à 20 % la prévalence globale du tabagisme d'ici 2011 ». Au rythme où elle baisse depuis trois ans - la prévalence était à 25 % en 1999 -, l'objectif de 20 % pour 2011 semble aujourd'hui pour le moins modéré.
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Notre 3e rang canadien devrait être accueilli avec modération, compte tenu de la marge d'erreur de 3 % du sondage, observe néanmoins André Gervais, médecin-conseil à la Direction de la Santé publique de Montréal. « Le fait principal à retenir, c'est que nous sommes maintenant environ à l'égalité avec sept autres provinces. Pour y parvenir, la prévalence québécoise a baissé deux fois plus vite qu'ailleurs au pays depuis trois ans. L'exploit est là, et non pas sur le 3e rang qui peut être aléatoire », fait-il remarquer.
Coalition ravie
La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac a qualifié le dévoilement de ces données « d'excellente nouvelle pour la santé des Québécois ». Cette réduction du tabagisme s'insère dans une tendance à plus long terme, débutant au milieu des années 1990, alors que le Québec était la province avec le plus haut taux au pays, dépassant 35 % en 1994 et 1995. « Cela démontre l'efficacité des différentes mesures législatives et fiscales adoptées par les gouvernements fédéral et du Québec au cours des dernières années », soutient le coordonnateur de la Coalition, Louis Gauvin.
Le regroupement, fort de ses quelque 740 organisations membres, profite du succès des mesures antitabac en place pour demander aux gouvernements de faire progresser d'autres volets négligés, dont l'interdiction des appellations trompeuses (comme douces et légères), la réglementation des étalages promotionnels et le recours à des campagnes médiatiques plus musclées.
Étrangement, c'est The Globe and Mail qui a publié l'article le plus poussé sur cette chute du tabagisme québécois. « Autrefois cheminée nationale, le Québec écrase », a titré le quotidien torontois en première page. «
Dans un autre assaut à sa distinction, le Québec a perdu son titre de paradis des boucaneux », constate la journaliste Ingrid Peritz, résumant les mesures antitabac mises en place depuis quelques années.
Source:
Denis Côté
Info-tabac
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