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Arrêt cardio-respiratoire
L'arrêt respiratoire s'accompagne souvent d'un arrêt
cardiaque; de même, un arrêt cardiaque peut survenir et être suivi aussitôt d'un arrêt respiratoire. Dans ces cas, il faudra, après avoir ouvert les voies respiratoires, non
seulement rétablir la respiration, mais aussi
assurer la reprise de la circulation par le massage cardiaque. Cette manouvre complète s'appelle réanimation cardio-respiratoire
(RCR).
Un arrêt cardio-respiratoire peut, dans les quatre à six minutes qui suivent,
entraîner des dommages irréparables au cerveau, et aussi la mort.
Signes et symptômes - Inconscience - Arrêt respiratoire -
Absence de pouls La chaîne de survie
La chaîne de survie est l'ensemble formé par les quatre maillons d'un système qui
permet la prise en charge rapide des victimes en arrêt cardio-respiratoire. La survie des victimes est maximale lorsque chacune de ces étapes se fait rapidement. L'alerte immédiate peut être déclenchée par n'importe quel
témoin d'un accident. Un secouriste peut aussi se charger d'alerter les secours et s'assurer qu'ils arrivent rapidement sur les lieux. Dans les localités où le 911 existe, ce numéro permet un accès plus rapide et
plus facile aux services d'urgence. Toutefois, certaines régions ne disposent pas encore de ce service essentiel. Le secouriste doit donc connaître les numéros d'urgence de sa localité et s'assurer qu'ils soient
affichés près du téléphone.
La réanimation cardio-respiratoire (RCR) pratiquée de façon précoce permet aussi d'améliorer les chances de survie de la victime. Cette technique est enseignée dans les cours de secourisme en
milieu du travail. Bien que le RCR ne puisse remplacer la défibrillation, elle permet de prolonger d'environ 2 minutes le délai d'efficacité de la défibrillation.
L'accès rapide à la défibrillation est le facteur
déterminant pour la survie des victimes d'arrêt cardiaque. Le but de la défibrillation est de transformer certains rythmes désorganisés et non viables qui partent du coeur en un rythme normal et viable. La défibrillation
se pratique au moyen d'électrodes appliquées directement sur le thorax et par lesquelles un courant électrique traverse le cour. Pour plusieurs victimes d'arrêt cardiaque, seule une défibrillation appliquée de façon
précoce permet de rétablir le pouls.
Lorsqu'elle est indiquée, la défibrillation permet de réanimer environ 80 % des victimes si elle est appliquée en moins de 2 minutes. Par la suite, les chances de survie
décroissent d'à peu près 10 % par minute, pour devenir pratiquement nulles en 10 minutes. Des défibrillateurs semi-automatiques se trouvent maintenant dans plusieurs véhicules ambulanciers du Québec. Ces appareils
se trouvent aussi dans certains lieux de travail. l'usage relativement facile des défibrillateurs, de même que leur prix de plus en plus
abordable ont permis leur entrée dans le domaine des premiers soins.
Finalement, le dernier maillon de la chaîne de survie est l'accès rapide aux soins avancés de réanimation cardio-respiratoire (solutés, médication, intubation), qui permet d'augmenter les chances de survie des victimes
d'arrêt cardio-respiratoire.
1- Arrêt cardio-respiratoire et la chaîne de survie
2- Réanimation cardio-respiratoire
3- Arrêt cardio-respiratoire
Ce contenu est une gracieuseté de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)
© Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec, 1999. Tous droits réservés.
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