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Santé des jeunes

Semaine du 30 juillet 2001
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Les drogues (4e partie)
liste des drogues et leurs effets (les sédatifs, hypnotiques et autres dépresseurs)

Les drogues (4e partie) : liste des drogues et leurs effets (les sédatifs, hypnotiques et autres dépresseurs)


(Photo:Geneviève Galipeau)
Alcool
(Alcool éthylique ou ethanol) 

Description
L'alcool est un liquide transparent. Une bouteille de bière, un cocktail, un verre de vin, un plus petit verre de sherry, de porto ou de vermouth renferment chacun environ 17,5 ml d'alcool pur. 

Origine et usage médical
Peut être synthétisé ou produit naturellement par fermentation de fruits, de légumes ou de céréales. Bien que certains médecins puissent à l'occasion recommander de consommer de l'alcool avec modération, il ne s'agit pas là d'une pratique médicale courante. 

Effets à court terme
L'alcool touche certaines parties du cerveau et de la moelle épinière, suivant la quantité d'alcool présente dans le sang. Les effets habituels découlant d'une faible dose d'alcool sont l'euphorie, la somnolence, un étourdissement, des rougeurs, une suppression des inhibitions et des tensions. Des doses plus importantes provoquent des difficultés d'élocution, une démarche chancelante, une double vision et de la stupeur. L'alcool, même consommé à dose relativement faible, nuit à la conduite automobile. Combinée à d'autres drogues, une petite quantité d'alcool peut amener des effets exagérés. Huit à douze heures après la consommation d'une quantité excessive d'alcool, une personne présentera des maux de tête, des nausées, des tremblements, des vomissements; c'est ce qu'on appelle communément la gueule de bois. De très fortes doses peuvent entraîner la mort en empêchant le cerveau de contrôler la respiration. 

Effets à long terme
Une consommation excessive et régulière (quatre verres ou plus par jour) peut graduellement provoquer des lésions hépatiques, des lésions cérébrales, une cardiopathie, certains cancers, un voile noir (perte de mémoire), l'impuissance, des ulcères, des troubles pancréatiques. Une consommation excessive d'alcool peut entraîner, entre autres, une perturbation de la vie sociale, de la vie familiale et de la vie professionnelle de la personne. Une femme
enceinte qui absorbe une quantité excessive d'alcool peut accoucher d'un enfant anormal, par exemple un bébé souffrant d'une déficience mentale, d'une difformité physique ou d'une malformation cardiaque. 

Tolérance et dépendance
L'usage régulier d'alcool provoque une certaine tolérance, de sorte qu'il est nécessaire d'ingurgiter des doses plus importantes pour obtenir l'effet désiré. Les buveurs chroniques peuvent boire sans arrêt sans sembler devenir ivres. Il est possible que personne, même pas eux-mêmes, ne remarque leur état pendant un certain temps. Les buveurs chroniques sont susceptibles de développer une dépendance physique et psychologique. Les symptômes de sevrage vont de la nervosité, de l'insomnie, d'une sudation excessive et d'une perte d'appétit à des tremblements, des convulsions, des hallucinations et même jusqu'à la mort. 

Aspects juridiques
Les délits liés à la consommation d'alcool par les mineurs comprennent le fait de posséder, de consommer, d'acheter, d'essayer d'acheter ou d'obtenir d'une autre façon de l'alcool à l'extérieur du foyer familial. Dans certaines régions, les parents ou le tuteur peuvent légalement donner de l'alcool à un mineur à la maison, mais toute autre personne qui fournit ou vend de l'alcool à un mineur commet un délit. C'est un délit criminel de conduire quand le taux d'alcoolémie atteint 0,08 % (80 mg d'alcool par 100 ml de sang) ou plus. Même si ce taux d'alcoolémie est inférieur à 0,08 %, une personne peut être jugée inapte à conduire.



Pour retourner à la liste complète des sédatifs, hypnotiques et autres dépresseurs, cliquez ici.



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