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L'analyse du liquide amniotique
Vu la faible quantité de cellules fotales recueillies dans le liquide amniotique, elles doivent être mises en culture dans des incubateurs pendant plusieurs jours afin qu'elles se multiplient. Cette étape est d'ailleurs responsable des délais d'attente avant d'obtenir les résultats.
Par la suite, elles sont analysées pour détecter une multitude de maladies génétiques. Parmi celles-ci, on retrouve notamment des anomalies chromosomiques (trisomie 21 ou le syndrome de Down, trisomie 18, syndrome de Turner) et des malformations du système nerveux (spina bifida, encéphalie). Les résultats sont connus environ trois semaines après le prélèvement.
L'amniocentèse peut également être suggérée à la mère dans son second et troisième trimestre de grossesse. À ce moment, elle permet entre autres, de déterminer le développement pulmonaire du foetus et la présence d'une infection fotale.
Les risques
Cet examen n'est toutefois pas exempt de danger. Selon le Dr Claude Fortin, obstétricien-gynécologue à l'Hôpital de LaSalle, une perte de liquide amniotique avec ou sans contraction peut se produire et entraîner une fausse couche dans 1 cas sur 400 environ. «Considérant qu'une femme de 35 ans a un risque sur 250 de mettre au monde un bébé avec une anomalie chromosomique, je considère que l'amniocentèse est un risque calculé.»
Les risques d'infection sont minimes, mais si cela se produit, l'infection apparaît dans les 24 à 72 heures suivant l'amniocentèse. Très rarement, le médecin doit reprendre l'amniocentèse faute de résultats concluants.
Il est important de rappeler que l'amniocentèse n'est pas une intervention obligatoire et elle ne peut être imposée à une femme, quelle qu'en soit la raison.
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1- L'amniocentèse: pour dépister les anomalies chez le foetus
2- L'analyse du liquide amniotique
3- Quand doit-on considérer l'amniocentèse?
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