|
En règle générale, le terme «viol» désigne une relation sexuelle imposée sous la menace de la force et qui inclut tout type de pénétration. La loi canadienne, et en particulier le Code criminel, lui a substitué le terme «agression sexuelle» qui englobe toute forme de contact à caractère sexuel obtenu sans le consentement de la personne. Ce faisant, la loi met davantage l'accent sur la question du consentement que de la force. L'agresseur se manifeste sous différents visages: celui du partenaire intime, de la personne connue dans le cadre d'une rencontre amoureuse, d'un ami, d'une connaissance ou d'un étranger. En fait, les agressions sont commises le plus souvent par une connaissance de la victime, puis par un amant ou autre partenaire. (Klymchuk et al., 2000)
Les drogues du viol
Les risques d'agression sexuelle proviennent avant tout de l'entourage de la personne. En effet, dans la majorité des cas, l'agresseur est connu de la victime. Les parties et les autres occasions de rencontre où l'on consomme de l'alcool ou des drogues (ou les deux) peuvent donner lieu à des comportements désinhibés qui présentent des risques. Cette consommation, du moins dans le cas de l'alcool, s'explique par sa réputation à rendre les gens plus sociables et plus décontractés. L'arrivée des « drogues du viol » présente un danger supplémentaire puisqu'elles font bien plus que « réchauffer » l'atmosphère. En effet, ces drogues servent de plus en plus à commettre des agressions sexuelles sur des victimes droguées et vulnérables, notamment dans le cadre de rencontres amoureuses privées, dans les clubs et dans les parties « rave ». C'est sans doute pour cette raison que ces drogues répondent également à l'appellation de « drogues des agresseurs ». En voici la liste:
Publicité
- Le rohypnol (nom commercial du médicament : Flunitrazepam) est un sédatif semblable au Valium mais plus puissant. Le rohypnol peut provoquer l'évanouissement, la perte de mémoire, le relâchement musculaire et de la faiblesse. Les effets se déclarent une demi-heure après l'ingestion et peuvent durer plusieurs heures. Certaines victimes agressées par le biais de cette drogue reprennent conscience dans des lieux différents et n'ont aucun souvenir des événements qui se sont produits alors qu'elles étaient inconscientes.
- Le MDA
ou « Ecstasy sous forme liquide » est connu sous le nom de la « drogue de l'amour » et est fort prisé durant les parties « rave » et les concerts en raison du sentiment de bien-être et de sérénité, de la sensualité accrue et de la chute des inhibitions qu'il provoque durant une période prolongée. Pris en doses importantes, il induit un sommeil profond immédiat.
- La kétamine est un sédatif vétérinaire et peut causer des hallucinations, une dissociation et des pertes de mémoire.
Il existe d'autres drogues sans doute mieux connues qui peuvent rendre les personnes plus vulnérables aux agressions sexuelles :
- L'alcool a des propriétés sédatives. Consommé en grande quantité, il peut causer la septicémie, des dommages au cerveau et aux organes, voire la mort.
- Les drogues hallucinogènes (notamment le LSD
et le champignon magique).
- Les stupéfiants
(y compris les analgésiques).
- Les substances « aphrodisiaques ».
- Les somnifères
et les autres médicaments d'ordonnance.
Prises seules, ces drogues sont puissantes et capables de provoquer des effets secondaires importants; elles peuvent notamment avoir des conséquences mortelles, même en faible dose. Combinées avec de l'alcool, ces drogues, et même les plus communes, peuvent entraîner des résultats imprévus, dangereux, voire mortels. Si elles sont capables d'altérer la conscience, le jugement et la motricité, elles peuvent servir à commettre une agression sexuelle. En conséquence, il est crucial de porter une grande attention aux substances consommées et de connaître la marche à suivre en cas d'ingestion.
|
|
|
 |
1- Prévenir les agressions sexuelles et Les drogues du viol
2- Sept directives pour prévenir les agressions sexuelles
3- Si vous soupçonnez avoir été droguée ou victime d'agression sexuelle
|