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Si vous soupçonnez avoir été
droguée ou victime d'agression sexuelle
- Rendez-vous dans un lieu sûr et, si vous le pouvez, faites immédiatement
part de votre état à une ou des personnes de confiance. Demandez-leur de
vous aider à vous rendre chez un médecin ou prenez vous-même des arrangements
pour recevoir des soins médicaux, OU ENCORE appelez sans délai les services
policiers ou un organisme d'aide aux victimes d'agression sexuelle pour les
informer de votre situation. Ils vous indiqueront ce qu'il faut faire.
- Si possible, prélevez un échantillon de la boisson ou de l'aliment
consommé et emportez-le à la clinique médicale aux fins d'analyse.
Demandez ensuite de passer un test de dépistage des drogues et un examen médical
pour relever tout signe d'agression sexuelle. Si vous soupçonnez avoir été
droguée ou agressée, nous vous recommandons de ne prendre aucune substance non
prescrite et de ne pas prendre de douche ou de bain afin d'éviter d'éliminer ou
d'endommager toute preuve d'agression.
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- Les personnes victimes d'agression éprouvent souvent des sentiments de
honte, d'indignation, de détresse et de confusion et se blâment à tort.
Cette expérience peut les traumatiser, si bien qu'elles n'en parlent pas. Il
est important de faire part de votre expérience à une personne compatissante
et qualifiée qui peut vous aider, et d'envisager de communiquer avec la police.
Il est possible que le ou les agresseurs aient fait d'autres victimes; votre témoignage
peut donc contribuer à prévenir d'autres agressions.
Les agressions sexuelles sont beaucoup plus fréquentes qu'on le pense.
Malheureusement, elles sont peu rapportées si bien que saisir la nature et la
portée de ce problème demeure un défi de taille. Les chercheurs à
Statistique Canada estiment que moins de 10 % des agressions sexuelles commises
sur des personnes de plus de 15 ans sont rapportées aux organismes policiers
canadiens; ce taux chute à 1 % pour les viols commis par des connaissances.
Pour trouver les services les plus près de chez vous, consultez votre annuaire téléphonique. Normalement, les numéros d'urgence se trouvent au début. Il est possible que certains de ces numéros renvoient aux ressources énoncées ci-dessous. Vous pouvez également consulter les rubriques suivantes de votre annuaire des Pages jaunes :
- Centres d'aide aux victimes de viols ou d'agressions sexuelles.
- Centres d'aide pour les hommes et les femmes.
- Lignes d'aide ou lignes d'écoute téléphonique.
- Organismes d'aide aux victimes (on peut souvent les joindre par le biais des services de police ou des bureaux du procureur général).
- Centres d'orientation pour les victimes d'abus sexuels.
- Organismes d'aide aux gais, aux lesbiennes et aux personnes non conformistes sexuels.
- Médecins, Services de santé, CLSC et hôpitaux.
- Fournisseurs de soins de santé mentale, notamment les conseillers, les psychologues, les infirmières et infirmiers psychiatriques.
Au Canada, on estime que 25 % des femmes et 10 % des hommes de plus 18 ans seront victimes d'agressions sexuelles au cours de leur vie. (Statistique Canada, 2001).
L'enquête effectuée par Statistique Canada en 1993 relativement à la violence envers les femmes a révélé que le tiers des femmes interrogées avaient été victimes d'agressions sexuelles et que, pour le quart d'entre elles, le conjoint ou le partenaire avait été l'agresseur. Ces résultats laissent croire que, dans le cas des femmes interrogées, les agressions par le partenaire étaient plus probables que les agressions ou les abus physiques.
Article rédigé par le BC Institute Against Family Violence, partenaire affilié du
Réseau canadien de la santé
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1- Prévenir les agressions sexuelles et Les drogues du viol
2- Sept directives pour prévenir les agressions sexuelles
3- Si vous soupçonnez avoir été droguée ou victime d'agression sexuelle
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