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Le rôle des émotions sur le cerveau
Il est connu que certaines drogues d'origine externe comme l'alcool, la cocaïne ou l'héroïne ne créent pas des états affectifs chez l'humain mais qu'elles agissent plutôt en augmentant, en diminuant ou en perturbant les états affectifs déjà présents. Les émotions agiraient de la même façon en poussant notre cerveau à sécréter des substances qui modifient nos perceptions. Certaines de ces substances activent les centres du plaisir, d'autres ceux de la douleur. Lorsque nous
tombons amoureux
la phényléthylamine (PAE) agit comme une amphétamine naturelle et nous met dans un état d'excitation et d'énergie débordante. La PAE agit donc directement sur le système du plaisir. Pendant la phase d'attachement, le cerveau commence à produire d'autres hormones, les endorphines, qui agissent plutôt comme des opiacés en freinant continuellement les cellules nerveuses du locus coruleus, un petit noyau situé dans le tronc cérébral qui serait responsable de la souffrance et de l'anxiété. Après une rupture amoureuse, la sécrétion des endorphines baisse, ce qui provoque une activation du locus coruleus. Privé de son frein, le locus coruleus active à son tour le système P, lui-même responsable d'un état d'excitation exacerbé voisin de l'anxiété. Pour la personne abandonnée alors qu'elle est encore attachée, la rupture se compare au sevrage brutal aux opiacés et elle peut manifester, à des niveaux variables, des signes qui y ressemblent : douleur physique, repli, anxiété, agressivité, passivité et dépression. En fait, selon les psychologues, la peine d'amour présente cinq stades plus ou moins immuables selon les individus et le type de relations amoureuses : le choc et le refus d'accepter, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Et ils se sont penchés sur les moyens de s'en sortir la tête haute.
Le refus d'accepter et l'isolement
Après le premier choc, la plupart des amoureux déçus ont tendance à refuser la
réalité. Si vous ne vous séparez pas par consentement mutuel, il est probable
que l'annonce de la rupture vous prendra de court. Vous n'avez rien vu venir,
alors que l'autre a eu le temps de s'habituer à l'idée et de se préparer au
changement. L'autre a peut-être même entrepris une nouvelle relation. Et vous ne
pouvez pas croire que vous en êtes rendu là. Vous aurez sans doute tendance à
vous isoler de vos amis et de votre famille et fuir les contacts avec les
autres.
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Acceptez votre douleur. Pleurez si vous en avez envie. Ne tentez pas de nier vos sentiments. Efforcez-vous de rencontrer votre famille et vos amis, mais accordez-vous aussi le temps de vous retrouver avec vous-même. La douleur porte en elle son processus de guérison. Refuser de la reconnaître ne peut qu'augmenter les angoisses et les frustrations et retarder le processus.
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1- Vivre une peine d'amour sans sombrer et le sevrage
2- Le rôle des émotions sur le cerveau, le refus d'accepter et l'isolement
3- La colère et le marchandage
4- La dépression et l'acception
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